Les DLC ou standalones complétant à merveille les jeux originaux
, par Quentin
Très souvent, quand un jeu est un succès critique et commercial et que son univers le permet, les développeurs choisissent d’étendre l’expérience via du contenu supplémentaire. Que ce soit via un DLC ou même un standalone (c'est-à-dire un contenu qui n’a pas besoin du titre original pour être lancé). Bien évidemment, dans l’immense majorité des cas, nous nous retrouvons avec quelques ajouts, mais parmi ceux-ci, certains développeurs arrivent à offrir un contenu si riche qu’il en est tout aussi marquant que l’œuvre originale. Zoomons sur quelques-uns.
The Witcher 3: Wild Hunt - Blood and Wine
Le troisième opus de The Witcher est l’épisode ayant propulsé la série en termes de popularité, continuant à se vendre énormément près d’une décennie plus tard. Il faut dire que CD Projekt Red a signé là un véritable bijou vidéoludique, nous offrant des heures d’épopée sans perdre haleine. Suite à cela, les équipes ont décidé de sortir un premier DLC, Hearts of Stone, qui était très bon sans toutefois toucher à l’extraordinaire. Il faut attendre Blood and Wine pour enfin l’atteindre. Cette nouvelle expérience ajoute des heures et des heures de nouvelles quêtes superbement écrites, ainsi qu’une refonte de plusieurs aspects de l’interface et l’arrivée de nouveaux équipements.
The Last of Us: Left Behind
Après avoir marqué les joueurs avec The Last of Us, Naughty Dog a eu envie de prolonger l’aventure en se focalisant un peu plus sur Ellie et son histoire avant sa rencontre avec Joel. Nous plongeons donc dans sa relation avec sa meilleure amie, Riley, qui disparaît pendant des semaines avant de réapparaître avec des nouvelles intrigantes. Beaucoup plus axé sur l’exploration et la narration, ce DLC exceptionnel ne tardera pas à devenir un standalone mémorable.
Grand Theft Auto: Episodes from Liberty City
Tandis que Rockstar Games cartonne avec Grand Theft Auto IV, le studio a décidé de ne pas se contenter de ce succès. Ils vont alors garder la ville de Liberty City comme terrain de jeu, mais en profite pour nous faire entrer plus en détail dans la vie de certains de ses protagonistes. C’est donc le cas avec Luis Fernando Lopez dans The Ballad of Gay Tony, qui nous plonge dans l’univers de la nuit et ses excès, ou bien avec Johnny Klebitz dans The Lost and Damned, dans une ambiance plus crasseuse et sombre qu’est celle d’un gang de motards. Deux ambiances diamétralement opposées, mais maniées d’une main de maître par les développeurs, ces deux extensions sont si complètes qu’elles ont vu leurs sorties être opérées en standalone.
Elden Ring: Shadow of the Erdtree
Elden Ring est sans conteste le jeu qui a permis à FromSoftware de s’ouvrir à un plus large public, longtemps rebuté par la difficulté des œuvres du studio. Celui-ci profitait alors d’un monde ouvert extrêmement riche pour permettre une progression plus douce et à sa sauce. Quand un titre atteint une telle réussite, il faut être certain de pouvoir proposer un DLC à la hauteur. FromSoftware a largement validé cet exploit avec Shadow of the Erdtree, qui est tout bonnement exceptionnel. Nous débutons dans un lieu inédit, le Royaume des Ombres, où nous pouvons accueillir sept nouveaux personnages, chacun avec sa propre quête et ses choix et embranchements distincts. De plus, il ajoute des heures et des heures de jeu supplémentaires.
The Elder Scrolls IV Oblivion: Shivering Isles
L’un des épisodes les plus marquants de la saga The Elder Scrolls, à savoir Oblivion, se devait d’avoir une extension à son histoire et son monde. Nous allons surtout nous focaliser sur la deuxième, Shivering Isles, qui nous emmène dans le Royaume de la Folie, gouverné par le Prince Daedra Shéogorath. Nous avons donc ce fameux royaume, divisé en deux régions, Mania et Dementia, chacune subdivisée en trois parties : Euphoria, Creuset et le Palais de New Sheoth. Cette extension donne naissance à une toute nouvelle intrigue, avec plus de 9 500 lignes de dialogue supplémentaires, ainsi que 200 armes et 80 armures et vêtements. Là encore, cela offrait aux joueurs de nombreuses heures supplémentaires dans cet univers fantastique.
Red Dead Redemption: Undead Nightmare
Nous nous rappelons sa présentation, mais aussi des craintes que cela pouvait susciter. Nous étions en pleine ère des zombies, avec des jeux paraissant tous les quatre matins, et un peu exténués de tout cela. Quand Rockstar Games a alors annoncé étendre son jeu via un standalone basé sur cette ambiance, nous avions peur d’en avoir fait le tour. Mais c’était sans compter le savoir-faire du studio, qui nous proposa une expérience riche et jouissive, nous faisant rapidement oublier nos craintes une fois la manette en main. Nous suivons toujours notre héros, John Marston, qui voit une épidémie se propager dans l’Ouest américain et transformer humains et animaux en morts-vivants. Sans être scénaristiquement le jeu le plus abouti, nous ne boudons absolument pas notre plaisir.
Nous aurions pu citer d’autres expériences extraordinaires comme celle de Cyberpunk 2077: Phantom Liberty, mais nous vous laissons, comme toujours, la parole en commentaire pour nous dire quel DLC ou standalone a laissé en vous une trace indélébile.