(MAJ) La France veut taxer les entreprises par gigaoctet téléchargé/visionné... Bientôt une hausse des prix pour les clients ?

, par Thibaut

(MAJ) La France veut taxer les entreprises par gigaoctet téléchargé/visionné... Bientôt une hausse des prix pour les clients ?

Mise à jour du 1ᵉʳ novembre 2026 à 12 h 55

Éric Coquerel, l'actuel Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a déclaré que l'amendement visant à introduire cette taxe sur les gigaoctets téléchargés ou visionnés a été adopté par erreur à 11 voix contre 10. Il a lui-même précisé avoir voté pour au lieu de s'abstenir en raison du vote trop rapide d'un grand nombre d'amendements.

Coquerel a indiqué que cette erreur sera corrigée ce lundi 2 novembre et que la taxe n'a de toute manière aucune chance d'être appliquée puisque le budget dans son ensemble sera rejeté. Reste à voir s'il dit vrai.


Article original

Les joueurs et, par extension, tous les internautes français pourraient bientôt assister à une hausse spectaculaire des prix. En effet, l'Assemblée nationale a adopté un amendement (déposé par le député PS Laurent Lhardit) dont l'objectif est de taxer les géants du numérique. Sauf que cette mesure pourrait se retourner contre les clients.

Si nous en croyons ce fameux amendement, l'État pourrait faire payer à des marques comme PlayStation, YouTube, Netflix ou encore Amazon un montant de 0,055€ par gigaoctet téléchargé/visionné par les utilisateurs. Dans le domaine du gaming, l'addition monterait très rapidement en procédant au téléchargement de jeux de plusieurs dizaines, voire centaines, de gigas.

À titre d'exemple, Cerfia rapporte que le téléchargement de 210 Go de GTA VI coûterait environ 11,55 € à PlayStation et Microsoft. Un plafond de 15 % du chiffre d'affaires réalisé en France et de 2 % à l'échelle mondiale serait appliqué pour éviter d'atteindre des montants stratosphériques.

Cependant, et comme c'est bien souvent le cas, les entreprises pourront choisir de répercuter cette nouvelle taxe sur leurs prix, pénalisant alors le consommateur. Notons que le projet de loi dans sa totalité doit être adopté par l'Assemblée et le Sénat pour que la mesure puisse entrer en vigueur.

Le député Laurent Lhardit affirme que sa proposition rapportera 10 milliards d'euros de recettes et « sera payée par les fournisseurs de contenu, d'abord par les plateformes étrangères qui émettent l’immense majorité des flux en France vers les abonnés, qui n'auront rien à régler ». Affaire à suivre…

Source : x.com