Pour Sony, les « consommateurs raisonnables » savent qu'ils ne sont pas propriétaires des jeux numériques
, par Thibaut
C'est une nouvelle déclaration de la part de Sony qui risque d'enflammer les joueurs mécontents suite à l'annonce de l'abandon des disques physiques à partir de janvier 2028.
En juin dernier, quatre personnes décidaient de porter plainte contre la marque japonaise en Californie. Elles estimaient que PlayStation ne spécifiait pas que les titres achetés sur sa boutique étaient uniquement des licences et non les jeux en tant que tels. Sur le PlayStation Store, les boutons « Acheter maintenant » et « Confirmer l'achat » sont pointés du doigt pour leur inexactitude puisque le consommateur n'achète en réalité pas directement un jeu.
Un argument que Sony a tenté de contrer dans sa réponse envoyée à la plainte. La firme estime que les « consommateurs raisonnables » comprennent que « l'achat d'un produit numérique équivaut à une licence ».
« Comme le reconnaissent les plaignants, l’article 1 du SPLA explique également que “le logiciel vous est concédé sous licence, et non vendu”. Cela paraît logique. À l’ère du numérique, il est peu plausible d’affirmer que des consommateurs raisonnables croyaient acquérir la “propriété” d’un jeu numérique.
Si tel était le cas, le plaignant Edward Heycock n'aurait pas pu obtenir le jeu Resident Evil Requiem le 25 février 2026 pour 69,99 $ sur le PlayStation Store après que le plaignant Jason Mendoza l'ait obtenu le 14 février 2026, car c'est M. Mendoza, et non Sony, qui en aurait été propriétaire à ce moment-là. »
Pour faire simple, puisque plusieurs joueurs peuvent se procurer un même jeu en numérique (comme Resident Evil Requiem dans l'exemple), un particulier ne peut pas réellement en être propriétaire. Sans quoi les autres utilisateurs ne seraient pas en mesure de l'acheter également. C'est le raisonnement de Sony, qui ne sera sans doute pas partagé par tout le monde.
Source : gamefile.news