Rockstar Games et le syndicat britannique se sont retrouvés face à la justice

, par Thibaut

Rockstar Games et le syndicat britannique se sont retrouvés face à la justice

Les choses sérieuses commencent réellement dans l'affaire qui oppose Rockstar Games à ses 34 ex-employés renvoyés l'année dernière alors qu'ils étaient sur le point de se syndiquer. La firme étoilée affirme quant à elle avoir procédé à leur licenciement pour avoir divulgué des informations sur des jeux à venir (dont GTA VI).

Le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne (IWGB) a toujours réfuté cette affirmation en indiquant que les salariés ont eu recours à des « canaux syndicaux privés et juridiquement protégés ». Ainsi, l'organisation syndicale a représenté les ex-employés ce lundi 5 janvier 2026 dans le cadre d'une audience préliminaire au Centre des tribunaux de Glasgow en Écosse.

L'IWGB désire obtenir des mesures provisoires permettant aux principaux concernés de conserver leur visa et de réintégrer Rockstar Games en attendant l'audience finale.

« Nous espérons que le tribunal de cette semaine accordera l'aide urgente aux travailleurs dont la vie a été bouleversée par la brutale répression syndicale de Rockstar, les laissant, eux et leurs familles, sans revenus, sans avenir stable et, dans certains cas, sans même le droit de rester dans le pays qu'ils ont établi.

Cependant, quel que soit le résultat de cette audience préliminaire, nous restons confiants dans la solidité du dossier que nous avons constitué contre Rockstar Games. Nous réaffirmons notre conviction que Rockstar a enfreint la loi en licenciant sommairement 31 de nos membres, et nous attendons avec impatience le jour où nous les affronterons devant le tribunal pour une audience complète et approfondie.

Qu’une mesure provisoire soit accordée ou non cette semaine, nous continuerons à nous battre devant les tribunaux et dans la rue jusqu’à ce que justice soit faite, pour les employés licenciés de Rockstar et pour tous les travailleurs qui luttent pour un avenir plus juste. »

De son côté, Rockstar Games campe sur ses positions en démentant les faits qui lui sont reprochés. Le studio accuse les développeurs d'avoir communiqué des données confidentielles à des concurrents, ce qui pourrait nuire aux activités de l'entreprise.

« Rockstar dément catégoriquement les allégations examinées lors de l'audience d'aujourd'hui.

Nous avons toujours clairement indiqué avoir pris les mesures nécessaires à l'encontre d'un groupe d'individus au Royaume-Uni et au Canada qui ont divulgué des informations hautement confidentielles, notamment concernant les fonctionnalités de jeux à venir et non annoncés, sur un réseau social public et non sécurisé. Il s'agissait d'une violation de nos politiques de confidentialité, établies de longue date et parfaitement claires.

Ce canal comptait au moins 25 personnes n'appartenant pas à Rockstar, dont des employés de développeurs de jeux concurrents, un journaliste spécialisé dans l'industrie du jeu vidéo, ainsi que des dizaines de membres anonymes et non identifiables.

Par ailleurs, les employés qui ont publié des messages de soutien au syndicat, mais qui n’ont pas enfreint les politiques de confidentialité, n’ont pas été licenciés.

Nous regrettons que ces licenciements aient été nécessaires ; cependant, la confidentialité est essentielle à toutes les activités de Rockstar Games. L'intérêt mondial pour nos jeux est sans égal. Même la plus petite fuite d'informations concernant nos produits et nos pratiques peut causer des dommages commerciaux et créatifs considérables — comme nous l'avons constaté par le passé — et nuire à l'expérience de nos joueurs fidèles et de notre équipe dévouée. Il n'a jamais été question d'appartenance syndicale. Nous avons toujours appliqué une politique de tolérance zéro à l'égard des divulgations non autorisées d'informations — et nous l'appliquerons toujours. »

Source : ign.com