Tim Sweeney s'en prend (encore) à Apple pour ses pratiques au Japon

, par Thibaut

Tim Sweeney s'en prend (encore) à Apple pour ses pratiques au Japon

Epic Games et Apple se livrent une nouvelle guerre autour de Fortnite. Elle se déroule cette fois au Japon puisque le battle royale aurait dû faire son grand retour sur les appareils iOS des utilisateurs nippons avant la fin de l'année.

Hélas, Tim Sweeney, le patron d'Epic, a annoncé sur X que ce ne sera pas le cas.

« Malheureusement, Fortnite ne reviendra pas sur iOS au Japon en 2025 comme promis. Apple était tenu d'ouvrir iOS aux boutiques concurrentes aujourd'hui, et au lieu de le faire honnêtement, la marque a lancé une nouvelle manœuvre d'obstruction et de violation de la loi, faisant preuve d'un mépris flagrant envers le gouvernement et le peuple japonais. Apple a fait un mauvais choix. Encore une fois. »

Sweeney fait ici référence à la nouvelle loi japonaise sur la concurrence des logiciels mobiles. Pour la respecter, Apple autorise désormais les plateformes tierces de téléchargement d'applications ainsi que les paiements externes. Cependant, la firme américaine prélève des commissions considérables.

Elle est estimée à 21 % sur les paiements effectués via des méthodes tierces et de 15 % pour les achats réalisés sur le Web. Tim Sweeney pointe aussi du doigt la « commission abusive de 5 % sur tous les revenus des applications distribuées par les boutiques concurrentes ».

« Il s’agit d’une imposition scandaleuse d’Apple sur la distribution et les paiements, pratiques auxquels elle n’est pas impliquée, et d’une pratique que les tribunaux américains ont déjà jugée illégale et confirmée en appel.

De toute évidence, une véritable concurrence est impossible et les consommateurs n'en tireront aucun avantage lorsqu'Apple abuse de sa position dominante entre utilisateurs et concurrents pour entraver des relations commerciales loyales. C'est un triste jour de plus dans l'histoire des relations entre les plateformes, les développeurs et les consommateurs, et nous allons porter plainte auprès de la Commission japonaise de la concurrence. »