Larian Studios défend son utilisation de l'IA pour ses jeux
, par Thibaut
Larian Studios a marqué les esprits aux Game Awards 2025 avec l'annonce d'un nouveau Divinity. Par la suite, Swen Vincke, le PDG du studio belge, a donné une interview à Bloomberg dans laquelle il évoque plusieurs sujets.
Bien entendu, celui de l'IA figurait au programme. Vincke a confirmé que ses équipes utilisent l'intelligence artificielle pour « explorer des idées, étoffer les présentations PowerPoint, développer des illustrations conceptuelles et rédiger des textes provisoires ». Il a tout de même ajouté qu'aucun élément généré par l'IA générative ne figure dans la version finale d'un des jeux de la firme.
Hélas, cette déclaration a débouché sur une polémique sur les réseaux sociaux. Si bien que Swen Vincke a dû prendre la parole publiquement pour désamorcer la situation. Il a notamment rappelé que Larian dispose d'une équipe de 72 artistes. Ces derniers ne seront bien évidemment pas remplacés par l'IA.
« Putain les gars, on ne fait pas tout pour remplacer les concept artists par de l'IA.
Nous avons une équipe de 72 artistes, dont 23 concepteurs artistiques, et nous recrutons encore. Leurs créations sont originales et je suis très fier de leur travail. On m'a interrogé précisément sur le concept art et notre utilisation de l'IA générative. J'ai répondu que nous l'utilisons pour explorer des pistes. Je n'ai pas dit que nous l'utilisions pour développer nos concept arts. Ce sont les artistes qui s'en chargent. Et ce sont effectivement des artistes de renommée mondiale.
Nous utilisons des outils d'IA pour explorer les références, tout comme nous utilisons Google et les livres d'art. Dès les premières étapes de la conception, nous nous en servons comme d'une ébauche de composition que nous remplaçons ensuite par des illustrations conceptuelles originales.
Nous avons embauché des créatifs pour leur talent, non pas pour leur capacité à faire ce qu'une machine leur suggère, mais pour leur capacité à expérimenter avec ces outils afin de se faciliter la vie. »
Source : bloomberg.com