Valve célèbre le 7ème anniversaire de Proton, son outil ayant révolutionné le gaming sous Linux

, par Quentin

Valve célèbre le 7ème anniversaire de Proton, son outil ayant révolutionné le gaming sous Linux

Il y a quelques jours, Valve a célébré un anniversaire très particulier : les sept ans de Proton. Ce logiciel gratuit et open source sert de couche de compatibilité, permettant à des jeux initialement conçus pour Windows de tourner sur Linux. En moins d’une décennie, Proton s’est imposé comme une pièce maîtresse du jeu vidéo sous Linux. Parti de quelques titres indépendants fonctionnant plus ou moins correctement, on compte aujourd’hui plus de 15 855 jeux considérés comme jouables selon ProtonDB.

De son côté, le système Deck Verified de Valve affiche plus de 21 695 jeux jugés jouables au minimum sous SteamOS et sur le Steam Deck. L’entreprise ne semble pas vouloir ralentir et continue de miser sur Linux pour l’avenir, que ce soit avec une éventuelle Steam Deck 2 ou même une console de salon. Pourtant, Linux reste encore obscur pour de nombreux joueurs : la part d’utilisateurs sur Steam ne dépasse pas 3 %, mais cette progression est déjà notable face à la domination écrasante de Windows.

Valve et la progression fulgurante de Proton

Proton a connu une évolution rapide. Basé à l’origine sur Wine, qui traduisait les API DirectX vers OpenGL, le projet a ensuite intégré DXVK (conversion de DirectX 9, 10 et 11 vers Vulkan) puis vkd3d-proton (conversion de DirectX 12 vers Vulkan). Ces technologies ont permis d’améliorer drastiquement la compatibilité, les performances et de réduire la charge système. Aujourd’hui, de plus en plus de studios adoptent Vulkan nativement, car cette API est multiplateforme et évite bon nombre de problèmes liés aux dépendances Windows.

Apple se penche également sur le sujet du jeu vidéo

Grâce à ces avancées, le jeu sur Linux n’a jamais été aussi accessible. Pendant longtemps, les joueurs Linux — tout comme ceux sur macOS — se trouvaient quasiment exclus du marché vidéoludique moderne. Mais la situation évolue. Apple, de son côté, tente également de redonner une place au gaming sur macOS, notamment depuis l’introduction de Metal (son API graphique propriétaire) et du Game Porting Toolkit, qui facilite le portage des jeux Windows vers macOS.

Si certains titres AAA comme InZOI, Control, Cyberpunk 2077, Assassin’s Creed: Shadows ou encore Resident Evil Village sont désormais disponibles, les performances restent globalement en retrait. L’expérience est encore loin d’être aussi optimisée que sur Linux avec Proton, mais l’intention est claire : Apple semble vouloir séduire davantage de joueurs sur ses machines.

Il faudra sans doute du temps avant de profiter d’une expérience de jeu pleinement satisfaisante sur macOS. En attendant, grâce à Proton, les utilisateurs Linux savourent une véritable révolution, où la frontière entre Windows et Linux pour le jeu vidéo devient chaque année un peu plus mince.

Source : gamingonlinux.com