L'échec de la PS Vita, l'absence de Bloodborne, la politique des jeux service... Shuhei Yoshida se confie
, par Thibaut
Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, Shuhei Yoshida a quitté PlayStation cette semaine. Suite à son départ, l'ancien responsable des studios de la marque puis du catalogue des jeux indépendants s'est immédiatement confié à la chaîne YouTube Kinda Funny Games.
Le principal intéressé a donc été questionné sur plusieurs sujets. À commencer par la nouvelle politique de Sony en matière de « jeux service ». Sur un ton humoristique, Yoshida a déclaré que s'il avait encore été à la tête des PlayStation Studios, il se serait opposé à cette stratégie. Il plaisante même sur le fait qu'il a possiblement été écarté de son poste de superviseur des studios pour cette raison.
Le journaliste Greg Miller est également revenu sur le cas de la PS Vita. Shuhei Yoshida n'a pas manqué de souligner les points qui ont conduit à l'échec commercial de la machine. Sony n'aurait tout simplement pas eu assez de studios pour se permettre de développer en parallèle des titres pour la console portable et d'autres pour la PS4. Il reconnaît aussi que le format propriétaire des cartes mémoire était une erreur ou encore que le pavé tactile arrière n'était pas nécessaire et a augmenté les coûts de production. Par ailleurs, les kits de développement de la Vita possédaient une sortie vidéo qui a été retirée du produit final dans le but d'économiser quelques centimes.
Passons maintenant au cas de Bloodborne. Beaucoup de joueurs attendent une remasterisation ou un remake, et Yoshida a une théorie sur ce silence autour de la franchise. Selon lui, Hidetaka Miyazaki aime beaucoup le jeu et aimerait s'occuper lui-même de son retour. Cependant, le créateur japonais possède un planning chargé et n'a possiblement pas encore trouvé de temps à consacrer à un tel projet. PlayStation se montrerait patient par respect pour le réalisateur.
Enfin, Shuhei Yoshida est revenu sur Ghost of Tsushima. Il a révélé qu'en tant que studio américain, Sucker Punch n'était pas sûr d'avoir la légitimité de traiter l'histoire japonaise. Les développeurs voulaient bien faire les choses et ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes de PlayStation basées au Japon. Ces dernières n'hésitaient pas à pointer du doigt les erreurs faites durant la production. À l'arrivée, le jeu a fait la fierté du Japon.
Finalement, l'ancien employé de PlayStation n'a pas révélé d'informations croustillantes. On peut de toute manière supposer qu'un NDA l'empêche de dévoiler des détails réellement secrets.